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Nous ne sommes pas des moutons. Bon dieu !

Réponse à un mot d'ordre d'un syndicat envoyé par mail à un collaborateur non affidé à ce dernier...

  n° 158 - 15 novembre 2007           Une date - pour exemple -  bien que ce genre de mot d'ordre soit courant et répétitif...

TOUS mobilisés le 20 novembre

Les fédérations UNSA Éducation, FAEN, FERC-CGT, FSU, et SGEN-CFDT appellent les personnels à participer massivement à la grève et aux manifestations du 20 novembre dans le cadre de l’action Fonction publique.

Le SE-UNSA s’y impliquera pleinement.

Rendez-vous sur notre site pour en savoir plus et découvrir nos affiches.

Actif ou retraité, je participe. Pour connaître toutes les modalités pratiques, je contacte ma section locale.

Je suis en grève, je manifeste pour la défense :

- des emplois publics : 23 000 suppressions d’emplois publics dont 11 200 dans l’Education nationale en 2008. Et dans 5 ans, 85000 enseignants de moins et 120 000 élèves en plus. C’est ça qui va réduire l’échec scolaire ?

 

 

Réponse :

 

Il me paraît que l'échec scolaire ne peut pas être imputé à l'Education Nationale. L'école et le  collège sont les seules structures obligatoires pour un enfant de moins de 16 ans quand il y en a tant, notamment au collège, qui n'ont rien à y faire, soit à cause de déficiences intellectuelles ou mentales, soit à cause de problème disciplinaires. Les élèves relevant de cette deuxième catégorie (plus nombreux que ceux de la première) n'ont bien souvent même plus le respect, et j'irai plus loin encore : la juste crainte de  leurs parents et de l'adulte, qui permet d'avoir sur eux l'emprise minimum qui leur serait salvatrice. Le rôle de l'enseignant n'est pas de faire l'éducation des élèves. Celle-ci doit être posée comme un préalable à leur acceptation dans un établissement scolaire. Diminuer le nombre des enseignants, c'est peut-être envoyer un signe fort aux parents : il est de leur devoir d'assumer l'éducation de leurs enfants afin que ceux-ci ne viennent par perturber une classe. Le collège pour tous n'est pas le collège pour n'importe qui. Le droit à la scolarité doit être subordonné aux multiples devoir des familles et de leurs enfants. Multiplier le nombre des enseignants reviendrait à signifier aux familles que l'Education Nationale les relaiera voire se substituera à leurs devoirs d'éducation envers leurs enfants quand il faut, tout au contraire, remettre chacun devant ses responsabilités.

Un enseignant a pour métier d'enseigner : c'est un travail à plein temps. Qu'on ne vienne pas y ajouter les fonctions d'éducateur, d'assistant social, de parent...

J'entends souvent déplorer la "fuite vers le privé". Mais comment en vouloir aux parents qui souhaitent préserver leurs enfants de la promiscuité d'élèves perturbateurs, parfois violents physiquement et verbalement (ce qui n'est pas un moindre mal) et au niveau desquels il faut niveler au détriment d'une majorité ?

L'aberration consiste à demander toujours plus aux professeurs quand, tout au rebours, ils doivent faire valoir leur droit à des classes où n'entrent pas les voyous et autres j'en-foutre qui sont la plaie de ce métier. Enseignant, j'accepte volontiers une classe de quarante élèves si ceux-ci méritent bien le nom d'élèves et se soumettent sans condition aux devoirs inhérents au droit à la scolarité.

 - d’une Fonction publique de qualité : les statuts remis en cause, une rémunération individuelle au mérite, des personnels sous statut privé

et 180 000 suppressions promises sur les 5 ans. C’est ça qui va assurer une Fonction publique efficace, garantissant partout des droits à tous ?

 

Réponse :

Il n'est plus acceptable que le fait de travailler dans un établissement scolaire donne les mêmes avantages à tous les personnels. Ces avantages qui viennent compenser une certaine pénibilité du métier d'enseignant ne peuvent continuer d'être accordés à ceux qui ne travaillent pas devant les élèves. Pourquoi celui qui change une ampoule ou fait le ménage dans un établissement public d'enseignement doit forcément bénéficier du statut de fonctionnaire, à la charge du contribuable ? L'entreprise publique ne fait pas oeuvre sociale. Voit-on une entreprise privée embaucher à plein temps pour l'exécution de tâches ponctuelles de ménage ou d'entretien, même régulières et quotidiennes ? C'est le bon sens-même, pour limiter la dépense d'argent public, que de faire appel à l'entreprise privée pour tout ce qui ne touche pas directement à l'enseignement. Ce point est également valable pour les infirmiers, psychologues, orientateurs...

Quand à la rémunération au mérite, elle a son sens quant au niveau d'étude, pourquoi ne l'aurait-elle pas dans la pratique du métier d'enseignant. Non en fonction des résultats des élèves, mais de l'investissement du professeur : ses projets, ses actions pour les mener à bien, ses réalisations.

  

- de notre pouvoir d’achat : 6 % de retard sur l’inflation pour les actifs de 2000 à 2006. Aucune augmentation prévue pour 2007 et 2008.

Pour les retraités fonctionnaires, 0,5% de perte sur l’inflation prévue en 2008. C’est ça la reconnaissance de la République envers les agents

qui la servent ou l’ont servie ?

 

 

Réponse :

 

Je suis d'une génération à laquelle on ne fait pas de cadeau : il faut 20 à 30 ans, endetté à hauteur d'un bon tiers de son revenu, pour payer sa maison et, en plus, payer les retraites de nos parents, de nos grands-parents et les études de nos enfants. Les contrats de travail de la génération du baby-boom s'accompagnait de promesses d'un niveau de vie qui ne sont aujourd'hui plus tenables. Sauf à reporter ces charges sur plusieurs des générations futures, ce qui serait un crime véritable. Moins nombreux, séparés de ceux qui profitent (parce que le système le leur permet) d'avantages qu'ils ne méritent pas, nous pouvons espérer un partage d'une partie des économies ainsi réalisées.

 Poussons plus loin :

le système actuel de tranches d'imposition est le plus inique qui soit. Il laisse (et incite à) penser à une moitié des français qu'elle peut s'appuyer sans contre-partie sur l'autre moitié. Et si nous étions tous imposables à un certain pourcentage ? Qui croirait que 20 millions de contribuables supplémentaires ne combleraient pas les déficits ? Une association n'est (en)viable que si chacun de ses membres apporte une contribution proportionnelle à ses moyens.

 Pour toutes ces raisons, je ne ferai pas la grève. Mon épouse étant enseignante, chaque jour non travaillé nous coûterait une somme dont il n'est pas question de priver notre foyer. Et puis, pour couper court aux discours qui laissent parfois entendre qu'une majorité compte sur le soi-disant courage d'une minorité pour aller réclamer à sa place, j'ajouterai que la majorité à laquelle j'appartiens a fait son choix au mois de mai 2007, et que, si elle ne descend pas dans la rue, c'est qu'il n'est pas habituel de manifester pour dire son accord et son assentiment. Le conservatisme a changé de couleur et le terrorisme intellectuel de la pensée unique dont il s'accompagne parfois est infiniment condamnable.

 

 Delanda Carthago !

 

Hervé, professeur de collège

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